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[rp]Cherche jeune fille dans les rue de Murten-17 août 1457

 
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rayanha
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MessagePosté le: Ven 2 Avr - 12:36 (2010)    Sujet du message: [rp]Cherche jeune fille dans les rue de Murten-17 août 1457 Répondre en citant

Prongs a écrit:
[hrp] Tout le monde est invité à participer à ce RP. Pour en savoir plus sur la vie de cette jeune fille je vous invite de lire en gargote « de l’Amour à la Haine » en page 2 il y a quelques explications sur la disparition de Filomenia.[/hrp]
Filooooooooo
Mais ou est-elle passée ? Ou t’es-tu cachée ?? Viens ! L’heure est grave vient loger chez nous.
Prongs marchait dans les rues de Murent, interrogeant les passants. Vous n’auriez pas vu une toute jeune adolescente avec un gros chien brun ? Mais les gens l’ignoraient secouant la tête.
En train de trainer Deos sait ou ! Prongs marchait sentant l’énervement monter en elle. Elle souhaitait avant tout préparer le duel… mais non ! deux heures qu’elle tournait dans Murten !
Elle finit par se rendre à la mairie ou elle interrogea la première personne trouvée.

Bonjour, je cherche une jeune fille. Elle a du venir y a pas longtemps pour tuer vos rats. Vous ne l’auriez pas vue ?

Jehane a écrit:
Dès l'aube, comme à l'accoutumée, Jehane est passée à la caserne. Signaler sa présence dans la cour de rassemblement est la première besogne à accomplir avant de faire un saut à son bureau et de partir à la recherche de la nouvelle avoyère qu'elle n'a pas encore pu féliciter de vive voix...
A l'entrée de la mairie un dame crie...
Elle n'a pas le temps de se retourner que déjà, la personne qui semble quelque peu agitée, s'adresse à elle.

Bonjour, je cherche une jeune fille. Elle a du venir y a pas longtemps pour tuer vos rats. Vous ne l’auriez pas vue ?

Bonjour... une jeune fille?...des rats?.... Heuuu non, pas que je sache. Mais je rentre juste de voyage alors, il se peut que....
Mince, personne ne m'a dit que le village était infesté de rats!
Attendez, vous permettez: bouchez-vous les oreilles!
TAAAAAM? TAAAAAMUUUURIIIIIL?
Y a que lui qui va pouvoir vous renseigner...
...Mais j'y pense, la seule personne avec un chien, ici, même deux d'ailleurs, c'est Aqme, notre nouvelle avoyère. Vous la trouverez au premier étage.
Bonne chance, moi je file mais je me renseigne pour vous!

Elle s'écarte en regardant curieusement la dame et en se demandant qui peut bien être cette étrange jeune fille qui a le don de débarrasser un village entier de ses rats.

Prongs a écrit:
Jehane a écrit:

Bonjour... une jeune fille?...des rats?.... Heuuu non, pas que je sache. Mais je rentre juste de voyage alors, il se peut que....
Mince, personne ne m'a dit que le village était infesté de rats!
Attendez, vous permettez: bouchez-vous les oreilles!
TAAAAAM? TAAAAAMUUUURIIIIIL?
Y a que lui qui va pouvoir vous renseigner...
...Mais j'y pense, la seule personne avec un chien, ici, même deux d'ailleurs, c'est Aqme, notre nouvelle avoyère. Vous la trouverez au premier étage.
Bonne chance, moi je file mais je me renseigne pour vous!
[/b]

Les rats se cachent parfois ou on n’y pense pas…. Je l’avais déjà constaté quand Filo était venue nettoyer ma taverne. Mais cette jeune fille est bien efficace.
Puis elle se boucha les oreilles quand la Dame appela Tamuril.
Bref Tamuril devait arriver et une jeune avoyère était au premier étage. Avec tout ça elle devrait bien retrouver la jeune fille. Malgré tout l’inquiétude commença à naître en elle. Elle connaissait Filo, suffisamment bien pour savoir qu’elle ne passait jamais inaperçu.

Merci pour cet aide, si vous la croisez en ville ramenez la moi ici. C’est une jeune protégée de ma fille, elle a l’habitude de la rue mais on n’est jamais sûre de rien. Elle lui sourit et monta au premier étage, espérant croiser du monde.
Elle se maudissait de pas avoir pris Henki avec elle pour les recherches, les choses auraient peut être été plus simple.

Tamuril a écrit:
Tamuril lézardait tranquillement en pêchant au bord du Lac. Sous l'ombre d'un arbre il siestait plus qu'il ne pêchait. Soudain des cris d'où son nom ressortait éveillèrent son inattention. Il releva la tête et vit un gamin courir vers lui.

Messire Tamuril. Messire Tamuril. Il y a Dame Jehane et une autre Dame qui vous appellent.

Il se releva paresseusement et s'étira.

Que dis-tu petit ? Où sont-elles ?


Suivez-moi Messire je vous y conduis.

Tamuril releva sa ligne et posa la canne contre l'arbre. Il se rinça les mains dans les eaux du Lac puis suivit le garçon dans les rues de Murten jusqu'à l'Avoyerie. Là il ne trouva point Jehane. Il décida de monter à l'étage et y trouva Dame Prongs. Il avait déjà rencontré l'ancienne Avoyère de Fribourg tantôt et il la reconnu de suite.

Bonjour Dame Prongs. Serait-ce vous qui êtes à ma recherche ?

Prongs a écrit:
Tamuril! Oh je suis contente de vous voir.
Prongs sourit, je suis depuis bien quelques temps maintenant dans votre ville...
Oui je vous cherchais. Une jeune fille prénommée Filomène avec un gros chien a du passer pour dératiser l'avoyerie... elle fait du bon boulot et demande pas cher!
Il se trouve que cette jeune fille, est la protégée de ma fille. Or on l'a pas revue.. et je commence à m'inquiéter. Vous ne pourriez pas m'aider?
Elle ne connaît pas Murten et connaît personne par ici...
Elle est au moins venue ici?

Tamuril a écrit:
Oui j'ai eu connaissance de votre visite. Je profitais des derniers rayons de l'été pour lézarder.
Il réfléchit un instant à la description.

Oui je me souviens. Philomène ou Filomenia avec un gros chien. Elle est venue il y a une dizaine de jours je crois. Elle a en effet fait du bon travail qui fut promptement rémunéré. Il y a longtemps que vous ne l'avez pas vu ?

Henki a écrit:
Henki pensait resté en sa demeure pour se préparer au duel prochain qu'il allait devoir livrer mais être seul en sachant sa femme à la recherche de la protégée de leur fille le tourmenté. Il finit par craquer et partir en direction de la mairie sur son âne. L'animal comme à son habitude en fit voir de toutes les couleurs à son maître, le forçant à marcher presque tout le trajet. Le baron parvint enfin à l'avoyerie, il pénétra dans les lieux et chercha si il y avait du monde jusqu'à tombé sur Prongs Jehane et Tamuril.Il s'approcha de son aimée et l'embrassa doucement puis salua les deux autres personnes.
Alors es que les recherches avances?

Tamuril a écrit:
Dame Prongs informa partiellement Tamuril sur la disparition de la jeune fille. En fait il y avait peu d'informations.

Nous devrions commencer par interroger la milice.

Il allait héler le garde lorsque le Baron aux Morues entra. Tamuril remarqua l'intimité existante entre Henki et Prongs.

Hé bien Henki elle débutent ces recherches.

Il ouvrit la fenêtre et cria en se penchant.
Garde ? Veuillez nous rejoindre s'il vous plait.
Le milicien leva la tête et reconnu l'ancien Avoyer. Il obtempéra promptement et se retrouva bientôt en compagnie de tous. Tamuril qui avait refermé la fenêtre entre temps l'interrogea.

Dites-moi l'ami. Cette Dame est à la recherche d'une jeune fille qui serait accompagnée d'un gros chien. Celle-ci aurait disparu. Elle a travaillé pour l'Avoyerie il y a une semaine ou deux pour quelque dératisation. N'avez-vous rien vu ou entendu de particulier ?

L'homme se racla la gorge quelque peu impressionné par les atours des personnes présentes.
Oui-da Messire. J'étions d'service au marché à cette époque. Jeume souviens d'la jeunette avec son monstre. Belle bête ça oui. Heu ? J'veux dire le chien. J'sais pu si c'est l'même jour ou un peu plus tard qu'on a vu l'chien courser trois gaillards qui détallaient fissa. Y'pas izavaient une peur bleue les trois diables. Jamais vu courir gaillards comme ça. Mais point vu la Donzelle. Heu ? Enfin la jeune Dame. Voulez-vous que j'appelle du renfort pour organiser une battue ?
Tamuril écouta le milicien et réfléchit.
Faites cela oui. Rechercher cette jeune fille. Ah. Et renseignez-vous aussi sur ces trois gars. Vous les connaissiez ?
Nenni Messire. Jamais ces gars-là à Murten. Je file prévenir le Sergent.

Prongs a écrit:
Prongs avait vu arriver Henki, soulagée, se sentant moins seule. Elle répondit à son baiser mais l’inquiétude montait en elle.
Heureusement Tamuril prenait les choses en mains, il faut bien dire ce qu’y est. Elle connaissait bien peu de monde dans cette ville et n’aurait su où chercher.

Bien payée vous dites…. J’espère qu’elle n’est pas en train de dépenser tout son argent dans une taverne du coin !
Elle soupira et écouta les paroles des miliciens.
Et son discoure changea…
j’espère qu’il ne lui ait rien arrivé.
Mais elle trépignait sur place. Elle aurait voulu courir les rues et l’appeler. Elle tenta de réfléchir.
Qu’aurait-elle pu faire ? Proposer ses services de dératisation à d’autres ? Dépenser son argent en taverne ? Aller se baigner… il faisait chaud. Elle était pensive, puis regarda les deux hommes.
Si nous arrivons à suivre son chemin, peut être allons nous la retrouver… !

Filo… ou es-tu passée…


Henki a écrit:
Henki tentait de rassurait Prongs, l'enserrant dans ses bras et lui murmurant de rassurantes paroles. Il se tourna vers Tamuril qui voulait lancé une battue.
Merci Tamuril, je vais moi aussi allez faire un tour en ville voir si je trouve quelques indices. Par contre il me faudrait une description des trois hommes que son chien à poursuivit.
Finit il par dire en se tournant vers le garde. Celui ci entreprit de décrire du mieux possible les trois sacripants ce qui ne permit que de se faire une idée bien approximative de leur visage et apparence.
Bien je vais commencer les recherches, Prongs ne t'inquiéte pas on va la retrouver, ou qu'elle soit allé. N'oublie pas que c'est la protégée de ta fille elle doit être bien débrouillarde et si il faut nous nous inquiétons pour rien car comme tu le dis elle doit faire la fête dans une taverne ou bien profiter du beau temps sur une rive du lac.
Il serra fort sa femme dans ses bras et l'embrassa avant de se détacher d'elle pour partir à la chasse aux indices.

Tamuril a écrit:
Tamuril écouta tout le monde et prit une décision.

Très bien nous allons nous répartir les tâches. La milice peut faire deux groupes. Un pour les alentours du Lac et l'autre les alentours du marché. Henki si tu veux bien visiter les tavernes. Je pars vers la caserne prévenir la troupe au cas où il nous faille aller dans les bois. J'irais de là au verger puis redescendrais les rues vers l'est et l'église jusqu'au prieuré. Nous nous donnerons rendez-vous ici.

Prongs a écrit:
Elle regarda les deux hommes s'affairer!
Je je vais aller me promener dans les rues et appeler. Peut être que quelqu'un l'aura aperçue! Ou m'entendra-t-elle?
Elle sourit et embrassa son bel Henki et se tourna vers Tamuril.
Merci pour l'aide!
Puis elle descendit les escalier au pas de course et se précipita dehors.
Elle regarda la rue, droite ou gauche ou tout droit? Tout droit la rue avait l'air sombre.

Non elle n'est pas allée la. A droite on allait vers le centre de la ville animée de Murten. Elle prit ce chemin et recommença ses appels:
Filooooooooooooooo

Tamuril a écrit:
Ils se séparèrent.

Ce n'est que normal Dame Prongs. Il ne sera pas dit qu'un malheur est arrivé à Murten. C'est une ville calme et accueillante et je pense que la bougresse doit être en train de s'amuser comme jeunesse sait faire. Sans soucis et sans se soucier des conséquences. C'est le trait des jeunes. Mais on ne sait jamais. Avec tous les va et vient de brigands que nous avons eut ces dernières semaines aux marches alémaniques nous devons être prudent. Et puis cela fera un bon entrainement pour les troupes. Ne vous inquiètez plus. Nous la retrouverons.

Sur ces paroles de réconfort il sortit de l'Avoyerie et prit le chemin de la caserne non sans jeter un regard à tous les recoins où pourraient se cacher les jeunes.

Jehane a écrit:
Elle vient de quitter la dame affolée et son esprit s'active, cherchant désespérément d'où cette inconnue pouvait venir.
Elle, si curieuse d'habitude n'avait pas la peine de poser quelque question. Elle ne s'était d'ailleurs même pas présentée.

Mais quelle gourde tu fais Jehane! Quelle manque de politesse... Tiens, ça t'apprendra à constamment avoir l'esprit occupé ailleurs!
Stupéfaction!! Dans les fourrés, juste avant d'arriver à l'auberge, un bruissement.. Elle approche, ne voit rien mais entend un halètement étrange. Un homme essoufflé? Un animal?
Prudente, elle sort son épée et se met à saccager bruyamment la végétation alentour, en poussant des cris pour se donner une contenance!
C'est alors qu'elle voit un chien, un énorme chien qu'elle prend d'abord pour un loup et qui court, à grande vitesse en direction du lac. Elle suit la fuite des yeux mais la bête a disparu.
Elle siffle en se précipitant dans son auberge, suivie aussitôt de son faucon, Adam, toujours fidèle. Elle griffonne un mot, roule le parchemin qu'elle confie à Adam sans prendre la peine de l'attacher. Il sait qu'en cas d'urgence, c'est dans son bec qu'il apportera le message.
Vole, dépêche-toi de porter ça à Tam. Viteuuuuu Adam!!
Citation:

Gros chien aperçu près de l'auberge. A pris la direction du lac.
Pas de traces de la demoiselle mais je cours à sa recherche!.
Jehane.

--ratdeschamps a écrit:
Criiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiik

Au secours ! A l’aide ! Et il court il court….. Fichu chien !
Saute par-dessus un restant de fruit ! Ou aller ?


Crrrrrrrrrrrrrriiiiiiiiiiiiiiiiik

Faites attention un tueur dans les rues !  Oh et je saute par-dessus un pied, passe sous les jupons, la dame crie mais laisse passer le chien.
Mais il est déjà trop tard. La vie sort de ce petit corps de rat, rat dont la vue devient trouble entre deux crocs.


Prongs a écrit:
Prongs marchait en appelant toujours, quand un chien déboula dans sa direction. Il poursuivait un rat. Quand le rat plongea dans sa jupe, elle sauta en criant :

Va-t-en sale bête !
Mais le rat était déjà dans la gueule du chien… razzador ? Comment s'appelait déjà la bête de Filo d'ailleurs!
Le chien lâcha le rat devant ses pieds et pencha la tête de côté en la regardant.

On te cherche toi et ta maîtresse depuis des heures ! Tu peux me mener à elle ?

Mais le chien ne bougea pas, attendant quelques choses. Prongs n’ayant jamais été habile avec les animaux ne savait pas quoi faire…. quand elle vit la dame rencontrée plus tôt ce matin qui arrivait essoufflée.

On a le chien! Mais comment lui expliquer qu'il doit nous mener à la fillette....

Tamuril a écrit:
Il était en vue de la Caserne lorsqu'Adam arriva. Depuis sa sortie de l'Avoyerie Tamuril ruminait. Quelque chose clochait. Rien n'est le fait du hasard. Des rats, une dératiseuse, des fauteurs de troubles poursuivis par le chien de la dératiseuse. Perdu dans ses pensées il fut remis dans la réalité par le messager.
Le message aussitôt lu il fit demi tour et prit la direction de l'Auberge en courant. En chemin il rencontra Prongs, Jehane et l'énorme chien qui attendait semble-t-il quelque chose.


Hallo les filles. Bon c'est le chien en question ? Sa maitresse ne doit pas être loin alors.

Il s'approcha doucement de l'animal lui présentant sa main. Celui-ci la renifla et le regarda dans les yeux. Tamuril sut qu'il pouvait maintenant le caresser.

Bon chien. Gentil. Sais-tu où est ta maitresse ?

Il se tourna vers Prongs et la questionna.

Filomenia ? C'est ça ?

Puis il se retourna vers le chien.

Cherche Filomenia. Cherche bon chien.

Jehane a écrit:
On a le chien! Mais comment lui expliquer qu'il doit nous mener à la fillette....
Jehane entend la dame, réfléchit en tâtant ses braies et en reprenant son souffle. Dans les poches, grains de maïs et morceaux de pain, rien qui pourrait attirer un chien!
Tam vient de les rejoindre. Il semble savoir comment amadouer le mastodonte que les femmes n'osent pas approcher... C'est qu'il a de sacrés crocs, le bougre!

Citation:
Tam dit:
 Sa maitresse ne doit pas être loin alors.

Tam, pour ma part, je me pose une question: si Filomène était endormie, voire même blessée quelque part, ne crois-tu pas que le chien serait auprès d'elle? Même en prenant en fuite ces vauriens, il aurait aussitôt  rejoint sa maîtresse et ce ne fut pas le cas, pourquoi? Un chien ne se perd pas, si? Rhooo tout ça ne me dit rien qui vaille!


Le molosse allait-il les mener à la jeune fille?

Tamuril a écrit:
Le chien avait l'air de se foutre totalement d'eux. Il les regardait bêtement.
Pas obligatoirement Jehane. Si il chasse le rat c'est pour le compte de sa maitresse. Et donc elle ne doit pas être loin pour que le chien lui rapporte le produit de sa chasse.
Tamuril ramassa le rat et le présenta au chien.

Allez bon chien rapporte à ta maitresse. Allez.

pnj a écrit:
[hrp]Merci, amis Moratois de vous être souciés de ma Philo. Je n'ai pas pu vous répondre à cause de ma retraite... Il était temps que je rentre ! LJD Genor[/hrp]
Philo avait caché sa peine sous un vieil escalier.
Elle avait pleuré comme jamais.
Elle se retrouva la tête lourde, les yeux rougis, le ventre vide et tous ses membres endoloris.
Elle gémit :

- Oh Genor, moi qui était si contente de pouvoir quitter Fribourg et de voyager avec toi ....
Elle se remit à pleurer.
Puis sortit de sa cachette en courant. Elle se dirigea vers le lac sans trop savoir pourquoi.... Elle voulait quitter ces lieux, craignant le retour des agresseurs, cherchant vaguement la maison d'Henki, le père de Genor.
La nuit tombait, elle sortit de la ville.

- Oh non, ce n'est pas par ici... Et Razador, mais où il est ce chien ?
Elle remonta vers vers la ville, mais dut s'écarter vivement pour laisser passer un coursier. Elle sauta sur le bas côté, se tordit la cheville dans une fondrière. Deux cracs inquiétants et une douleur fulgurante venant de sa cheville et de son genou...
Elle perdit connaissance...
Son corps roula en contrebas de la route entrant dans le village.
Philo gisait inanimée dans le fossé puant, la bouche à fleur de l'eau qui semblait charrier les déjections de la ville.

--Razador a écrit:
Le chien avait coursé les voyous....
Il en avait même mordu un au mollet...
Un goût de sang lui remplissait la bouche, ce n'était pas le même que celui des rats.... Il se pourlèchait les babines....
IL retourna cependant à l'escalier où s'était réfugié Philo.... Il ne la trouva pas.
IL reniflait anxieusement...
L'odeur de sa maîtresse était erratique, il pleuvait maintenant et il avait toutes les peines du monde à la retrouver.
Il sortit de la ville vers le lac...
L'odeur s'arrêtait près de la porte de la ville...
Il courut vers le centre... Au passage croqua un rat imprudent.
Il avisa un groupe d'humains et s'en approcha en grognant, si c'étaient encore des ennemis..
Mais il reconnut Prongs.
Il alla déposer le rat à ses pieds et la regardait en gémissant....
Ils allaient comprendre... Oui ou non que quelque chose s'était passé ?
Nerveux, il tournait, mordillait la robe...reniflait, faisait mine de partir et puis revenait...

Tamuril a écrit:
Le chien repoussait le rat du museau. Ou bien détournait la tête d'un air dégouté.

Voilà qu'il ne veut plus du rat maintenant.

Tamuril était dérouté. Dégouté il jeta le rat et se ressuya les doigts dans l'herbe fraiche.

Et si vous essayez Dame Prongs ? Le chien vous connait certainement mieux que moi.

Le chien se mit à frétiller dans tous les sens. Il cherchait à 'dire' ou à exprimer quelque chose.

Regardez comme il réagit.

Prongs a écrit:
Ils étaient les trois autour du chien, l'observant, attendant une réaction.
Wouuuufff.

Elle prit son courage à deux mains et s'approcha du molosse, elle le regarda. Mène nous à Filomenia, va.
Il finit par partir, direction le lac. Le chien courait. Prongs avec sa cheville toujours abimée eu de la peine à suivre la course et c'est avec un peu de retard qu'elle se retrouva au bord du lac. Le chien buvait!
Oh non!! Mais on va tourner encore des heures à cette allure!

Elle s'énervait, un mauvais pressentiment! toujours aucun indice à par ce foutu chien qui buvait! Tout cela était louche.....

--Razador a écrit:
Enfin, ils se décidaient !
Razador fila vers la sortie de la ville...
Et là de nouveau plus d'odeur de sa maîtresse...
L'odeur s'arrêta là, près de la porte.
Razador gémit. Renifla l'herbe, suivit l'ombre d'une odeur jusqu'au lac, revint sur ses pas....
il avança vers un ruisseau.... Enfin un ruisseau...
Une source d'odeurs fortes et bien intéressantes ... Mais dans ce mélange,celle de sa maîtresse se perdait....
Il remonta le nez dans le fossé vers la ville....
S'arrêta pile !
Et puis fonça la truffe en avant.

pnj a écrit:
Filomenia était dans le noir.
Un noir douloureux et asphyxié.
Des cauchemars de cadavres de rats à tête d'hommes, de bûcher et de lettres enflammées se mêlaient dans ce qu'il lui restait de conscience.
Elle avait la bouche ouverte et de l'eau infâme et souillée y pénétrait, elle en avala et s'étrangla en suffoquant. Elle étouffait, ne pouvait plus respirer...
La douleur était paralysante, elle ne pouvait sortir la tête de l'eau.
Elle sombra... Loin... Dans un enfer puant, glacé....
Elle ne glissait pas dans la mort.... La mort éclata en elle comme une bulle d'air qu'elle n'avait plus pour ouvrir ses poumons.

Tamuril a écrit:
Ils suivirent le chien jusqu'au Lac. Après avoir bu celui-ci farfouilla alentour. Il était indécis. Parfois il semblait avoir pris une décision et une direction. Puis soudain il s'arrêtait et tournait en rond.
Toute cette eau devait lui mêler les sens. Cette eau. Plutôt la fange. Le chien soudain repartit en remontant le ruisselet servant de déversoir à la ville. Le ravin était profond et sombre. Puant et glissant aussi.

Restez ici mes Dames. Vous allez vous salir. Ou pire vous blesser car c'est très glissant.
Tamuril s'enfonça à la suite du chien.

Henki a écrit:
Henki n'avait eu de cesse de rechercher la jeune fille perdu dans Murten. Le baron avait d'ailleurs réussit à retrouver la bande de maraurd, du moins se devait être eux pensa t'il en voyant trois gredins qui ressemblaient à la description du garde. L'un d'eux était par ailleurs blessé et se faisait soigner le mollet tant bien que mal par ses compagnons.Le nobliau c'était approché d'eux et leur avait poliment demandé si ils avait vu une jeune fille, ceux ci l'envoyèrent ballader réponse que l'homme n'apprécia pas et leur fit savoir en appuyant sa botte sur la blessure encore fraîche du chef de la bande. Alors les insultes pleuvèrent et l'un d'eux eu la mauvaise idée de raconter avec une certaine jouissance leur rencontre avec philomenia...
Henki resta impassible alors qu'une haine passé refaisait surface dans son corps et embrumé son âme. Trop longtemps il avait controlé ses pulsions et maintenant il avait besoin de les laisser ressortir. Alors son épée tiré il tailla le visage de l'effronté lui faissant perdre un oeil, puis son regard glacé examina les deux autres brigands qui semblait tout à coup bien moins sur d'eux.

Vraiment les brigands avaient plus de tenu à mon époque... Vous déshonorez la profession...

Le Baron taillada les deux pauvres bougres sans leur ôter la vie puis il nettoya sa lame taché de sang sur leur vêtements en lambeau et la rengaina.
Au plaisir de ne plus vous voir dans cette ville.
Henki tourna les talons et les laissa trempé de leur sang et apeuré. L'homme se calma et réussit à réenfouir son côté sombre avant d'apercevoir au détour d'une ruelle un attroupement qui suivait un chien. Il ce précipita pour les rejoindres et quand il vit tamuril et le chien dans la fosse il si jetta aussi.
ELLE EST ICI?
cria t'il tout en suivant tamuril.

--Razador a écrit:
- Waf waf
Razador fouillait, fouillait la fange à s 'en écorcher la truffe.
Soudain, il reçut une forte odeur qu'il reconnut.
Il hurla un bref instant et se jeta dans un buisson creux, puis sous un amas de branches et puis enfin, il l'aperçut.
Il lui mordilla la manche, en gémissant, cassa une branche de ses fortes mâchoires; s'ébroua et découvrit un visage bleuté, marqué de coups, la bouche emplie d'eau, de boue et de feuilles, et les yeux grand ouverts d'effroi qui avaient cessé de voir depuis un certain temps.
Il hurla à la mort

Tamuril a écrit:
Tamuril était crotté de partout. Ses pas écrasaient les étrons que le chien ne lui envoyait pas au visage. Il  pestait contre les ronces et s'écorchait les mains. Il entendit vaguement quelqu'un les rejoindre en criant mais les bruits de la courses et les jappements du chien l'empêchèrent de voir de suite qui c'était. En se retournant il reconnu Henki et faillit s'affaler dans la fange.
Le chien aboya et s'engouffra dans un buisson retournant tout sur son passage. Tamuril fonça tête baissée et trouva le corps de la jeune fille dans un piteux état. Il la prit par dessous les épaules et tira du plus fort qu'il put.


Par ici. Nous l'avons trouvé.

Sortis de l'ombre du buisson il put voir le visage tuméfié et couvert de stries de la jeune fille. Elle n'avait plus l'air de respirer. Il la posa au milieu du ravin le dos à la pente. Les rayons du soleil filtraient à peine et il voyait peu. Il sortit un linge de sa poche et commença à nettoyer le visage. Il s'enquit de son état en appelant doucement et en regardant les yeux troubles et la peau blanche de la fille.

Hum pas bon cela. Venez vite m'aider. On va la sortir de ce bourbier.

Henki a écrit:
Henki était juste derrière Tamuril et il ne put réprimer une grimace  d'horreur quand son ami tira le corps de la jeune fille de la fange. La pauvre était au porte de la mort et l'angoisse de ne pouvoir la sauver, la peur laisser une si courte vie s'éteindre, le tenailla de même que l'effroi de devoir annoncer à sa fille que sa pupille n'est plus...
Alors le baron s'empressa d'aider l'ancien avoyer à sortir le corps et à la remaner sur une terre plus ferme et moins souillé, la ils l'allongèrent et tous étaient attroupé autour d'elle. Henki ne savait quoi faire, plus jeune il aurait eu tendance à mettre un terme au souffrance de la filette mais maintenant il ne pouvait s'y résigner et il ne connaissait guère de médecine.

Mon dieu...pauvre enfant...Il faut faire quelque chose....Tam  ne connais tu pas quelques remèdes à bases de plantes ou bien quelques gestes primaire de médecine?
Questionna t'il son compagnon sa voix transportant des suppliques.

Tamuril a écrit:
Le Baron le rejoignit et ils hissèrent le corps inerte de la jeune fille hors de la ravine. Les filles les entourèrent et tout le monde prit un air désolé. Tamuril qui ne se séparait jamais de son sac farfouillait dans celui-ci à la recherche des sels. Il sortit la fiole et en passa le goulot sous le nez de Filomenia. Celle-ci ne réagissait guère. Normal. Les orifices étaient obstrués par la fange. Il se mit à nettoyer les narines et la bouche afin de laisser l'air s'infiltrer puis examina le corps. Une des jambes avait un drôle d'aspect. Tamuril palpa le membre et perçut les cassures.

Sa jambe est brisée. En deux endroits semble-t-il. Mais ce n'est pas ce qui m'inquiète le plus. J'espère que nous n'arrivons pas trop tard.

Réduire les fractures n'était pas un problème. Ce sont les atèles à trouver qui le sera. Et le bandage pour les maintenir. Mais le plus urgent était le souffle de vie qui lui manquait. Était-il trop tard ? Depuis combien de temps était-elle ici ? L'urgence était réelle. En relevant la tête il vit le groupe de miliciens chargé des recherches près du Lac. Il les héla et leur demanda de quérir fissa un brancard. Pendant ce temps il fouilla son sac à la recherche de la médication miracle. Il avait toujours de cet élixir à réveiller les morts. Mais cela suffirait-il ?

--Razador a écrit:
Razador tournait tournait...
Il reniflait sa jeune maîtresse, la lèchouillait partout... lui nettoyait le visage aussi rapidement que messire Tamuril....
Il gémissait...
Tous ces humains qui s'agitaient ....

Lisa_maria a écrit:
Un des miliciens étaient venu la chercher en toute hâte.
C'est pour une urgence. Une enfant qu'on vient d'retrouver. Elle est bien mal en point qui parait. Y z'ont besoin d'vous.
Elle le suivi donc jusqu'à l'endroit où se trouvaient Tamuril, Henki (que faisait-il là?) et une dame qu'elle ne connaissait pas. Elle se souvenait d'avoir entendu parler au marché d'une enfant qui avait disparu et que l'on recherchait activement. Il semblait que ce fût-elle.
Elle s'approcha et découvrit l'enfant, la face bleuit, le corps couvert de contusions, et encore toute recouverte d'une boue nauséabonde. Autour d'elle, un énorme chien touranit en rond, semblant monter la garde. Elle hésita un instant, mais se rapprocha tout de même le plus près qu'elle put.

Que s'est-il donc passé?

Prongs a écrit:
Prongs vit Tamuril et Henki revenir avec le corps de Filo, elle ne bougeait plus, elle était bleue, elle devina qu'ils étaient arrivé trop tard.
Elle se maudit d'avoir tant attendu pour retrouver la jeune fille... Mais couru vers l'attroupement.
Elle regarda l'attroupement, et leur dit :
Laissez un peu de place à Tamuril, ils vont plus avoir d'air si on reste tous la. Elle tenta de ne pas céder à la panique, ne préférant rien ajouter, ayant toujours un peu d'espoir!
Puis une fois les brancards arrivés :
allons tous chez Henki, y a de la place pour l'installer et la soigner... si il en est encore temps.. se dit-elle.

Genor a écrit:
Genor rentrait de voyage.
Elle avait trouvé la maison de son père vide et était sortie chercher l'un ou  l'autre de ses parents...
Elle s'avança vers le village et les aperçut de loin.   Sa mère... Et d'autres... Son père et Messire Tamuril portaient une civière....
Elle courut, son instinct lui criait qu'il y avait eu un drame...
Elle reconnut Philo sur le brancard...

- Deos, faites que ....

Elle regardait le petit visage bleu et marqué...
Elle vit sa mère, les yeux rouges, son père blanc comme quand une violente émotion le travaillait ....
Elle vit des Moratois qu'elle connaissait à peine et revint vers son amie ...

- Elle vit ?
Elle arrêta le brancard, posa sa main sur la petite poitrine qui ne se soulevait plus.... Elle s'approcha des lèvres ...plus un souffle ne passait...
Elle posa ses doigts sur le cou là où le sang battait, là où Aliénore, sa mère adoptive lui avait dit de chercher le signe de vie...
Rien, rien ne bougeait... elle ne sentait plus rien...

- Deos, elle est morte....
Genor tomba à genoux et embrassa le petit visage...
- Philo, mon rossignol... Pardonne-moi, je t'ai abandonnée...
 Si peu de temps !

Sa voix coassa :
- Que s'est-il passé ?
Razador gémissait derrière.
Elle voulut lui passer les bras autour du cou
Il grogna, comme pour lui reprocher son absence

Lisa_maria a écrit:
La civière emportait le petit corps. Ils étaient manifestement arrivés trop tard. Elle était là, mais elle sentait bien que sa présence était totalement inutile. Elle se sentit désemparée, ne connaissant même pas ces gens. Une jeune fille, qu'elle avait croisée un peu plus tôt en taverne s'était jointe à eux. Visiblement elle était proche de l'enfant. Elle aurait voulu pouvoir dire faire quelque chose, mais rien ne lui vient, à part une larme devant ce si triste spectacle.

Tamuril a écrit:
Il avait déposé quelques gouttes de l'élixir entre les lèvres de la blessée. Mais aucune réaction de déglutition. Il espérait que le peu qui s'était écoulé dans la gorge suffirait. Mais il en doutait.
Un des miliciens sur le retour avec le brancard avait eut la bonne idée de ramener un linge propre. Tamuril le délesta de sa gourde. Le milicien parut répondre puis douter. Tamuril savait ce qu'elle contenait. Du poison pour l'estomac mais un excellent nettoyant. Il déchira un morceau du linge et nettoya le visage et la jambe blessée de Filomenia. Lisa arriva. Il finit le reste du linge en bandelettes pour enserrer la jambe blessée. Ils déposèrent le corps inerte sur le brancard.
Sur les injonctions de Prongs, Henki et Tamuril prirent en charge la civière et le chemin de la Baronnie. Tout le monde suivait. Le milicien pour récupérer sa gourde, Lisa incertaine, Prongs déterminée. Le chien éperdu.
Tamuril résumait à Lisa la situation lorsque soudain apparut Genor. En voyant la troupe elle se précipita vers eux. Ils stoppèrent et déposèrent le brancard. Pour tous Filomenia était morte. Tamuril gardait espoir. Il gardait toujours espoir. Il ne pouvait pas croire qu'une enfant puisse mourir ainsi. Il avait peu connu Filomenia mais il avait reconnu une nature forte dans un corps souple et solide. Il secoua la tête.


Il semblerait qu'elle se soit fait attaquer par trois malfrats. Henki les auraient rencontré. Elle a une jambe cassée et des équimoses. Elle ne semble plus respirer.

Prongs a écrit:
Elle vit sa fille arriver. Elle en était arrivée à la même conclusion qu'elle.
Elle ne lui dit mot. Elle savait qu'elle avait tout donner pour élever Filomenia, elle savait que cette mort ne pouvait que la détruire et qu'aucun mot ne pourrait apaiser sa peine.
Elle rejoignit donc sa fille et la pris dans ses bras, comme soutien, comme réconfort, pour lui montrer qu'elle partageait sa peine, elle pleura silencieusement.

Genor a écrit:
Genor contracta les mâchoires...
Il n'y aurait pas de miracle, une fois de plus .....
Philo, fauchée dans sa première jeunesse...
Trop fille, trop seule, trop pauvre...

Elle ferma les yeux....
Sa mère essayait de la prendre dans ses bras....
Elle la repoussa en la regardant durement...
Philo chantait si bien....
Genor se tourna vers Tamuril et son père

- Elle a été agressée ? Par trois hommes, c'est cela ?
S'adressant à son père :
- Tu les as rencontrés, comment ça, rencontré ?
Genor sentait une énorme colère monter en elle...
Comme toujours devant l'injustice...
Comme toujours devant l'échec des hommes...
Comme toujours devant ces gens qui se croient puissants, utiles et qui n'empêchent pas les gâchis !!!
Comment peut-on chanter quand on ne respire plus ?
Elle vit enfin que ces gens étaient aussi désolés qu'elle...
Qu'ils avaient fait de leur mieux.
Et qu'elle-même n'avait pas été là...
Elle prit le côté du brancard porté par Tamuril et dit :

- Allons chez Henki, je vais la veiller et faire sa toilette.

Se tournant vers l'ancien avoyer...
Y-a-t-il un endroit où on puisse l'enterrer ?
Elle n'était pas baptisée.

Elle essayait de sourire à ces gens qui ne les connaissaient pas mais qui s'étaient dérangé :
- Merci ... quand même

Tamuril a écrit:
Tamuril dut se faire une raison. Il ne pouvait lutter contre la volonté, ou plutôt la non volonté. La jeune fille était morte. Bien morte. Aux questions de Genor il ne sut que répondre. Si cela ne tenait que de lui elle serait enterrée dans le cimetière. De toute façon il n'y a pas d'autre endroit. La forêt ? Non. Peut-être au château du Baron ?

Je ne sais si nous pourrons obtenir dérogation pour un enterrement religieux. Mais une place au cimetière cantonale lui sera réservée.

Lisa_maria a écrit:
Elle ne la connaissait que depuis le matin, cependant le deuil de cette jeune la touchait profondément. Peut-être sa grossesse la rendait-elle plus sensible. Aussi, sans trop y réfléchir elle proposa:
Puis-je vous aider en quoi que ce soit pour les préparatifs? Peut-être pourrais-je voir à lui trouver une toilette propre? En tout cas, si vous avez besoin, n'hésitez surtout pas.

Prongs a écrit:
Prongs pris les choses en main. Sa fille l’avait repoussée, elle ne pouvait pas lui en vouloir. Elle demanda à la troupe de la suivre jusque chez Henki.
Ils marchèrent, lentement triste. Comment une vie pouvait être retirée à une personne si jeune, si innocente. Le monde était injuste….
Elle les mena dans une chambre à l’étage, qu’elle avait préparée avant le début des recherches, pour la jeune fille. Elle pleura. Ils déposèrent Filoménia.
Louis arriva dans la salle. Le petit garçon eu peur quand il vit les mines de toutes ces personnes. Sa mère le prit dans ses bras :

Filomenia est pas comme d’habitude, elle est malade ? dit-il.

Elle le serra tout contre elle et lui dit simplement.

Elle nous a quitté, elle est allée rejoindre Deos, prie pour elle mon fils.

Elle jouera plus avec moi alors ?

Non…
Elle donna Louis à son père. Prongs descendit préparer de quoi nettoyer la jeune… morte.

Genor a écrit:
Genor avait porté le brancard en silence.
L'air de rien, l'aide des gens la touchait...
En d'autres temps, elle aurait hurlé, voire cogné.... Elle se souvenait avoir donné un coup de poing dans le ventre d'Edwige, un jour de deuil et de colère, semblable à celui-là...
Peut-être dans le fond, s'assagissait-elle ?
Peut-être que maintenant qu'elle se sentait moins abandonnée, elle était capable de se rendre compte que les autres existaient aussi et qu'ils faisaient de leur mieux....
Et puis elle repensa à Philo, elle-même, véritable orpheline, enfant trouvée, et puis, une nouvelle fois abandonnée... par elle, Genor.
Elle faillit s'enfuir... Se contint...
Elle redescendit avec Tamuril et Lisa- Maria. Elle voulait les remercier...

- Merci, Messire Tamuril... Il me semble qu'il y a dans la propriété de mon père un endroit où sont enterrés les gens de la maison... Si je lui demande gentiment, il fera peut-être une place pour cette gamine orpheline...
Quant à la cérémonie... Non, je ne crois que cela serait bienvenu... Nous sommes Réformées, ma mère et moi et Philo... venait au culte à Fribourg....Je m'en chargerai...

Puis se tournant vers Lisa Maria :
- Oui, dame, si cela ne vous attriste pas de trop en votre grossesse, j'accepterais volontiers que vous me prêtiez des vêtements propres, ... Je n'en ai pas de si petite taille....

Elle vit petit Louis avec son père.
- Mon grand Loulou, si tu allais chercher Razador et lui donner à boire ? de toi il l'acceptera peut-être... Il est triste tu vois.... sa maîtresse est morte....
Elle se tourna vers les Moratois :
- Je voulais vous dire .... ses yeux se remplirent de larmes et sa voix se voila :
- je voulais ... vous remercier... vous êtes vraiment ... gentils de vous soucier de nous ...

Lisa_maria a écrit:
elle s'inclina devant Genor, dont elle partageait la tristesse, bien qu'elle n'eut pas connu Filoménia.
Je vais voir ce que je peux trouver de convenable. Je m'en vais de ce pas, pour vous laisser vous recueillir, et je reviendrais d'ici ce soir.
Elle salua discrètement tout le monde et se retira en silence.

Henki a écrit:
Henki était effondré devant le corps inerte de la petite fille. Genror était revenu et contemplait elle aussi le cadavre avec tristesse, elle questionna son père qui ne put que se taire en baissant la tête, ne pouvant ni conter sa rencontre brutal avec les trois hommes ni trouvait quoi dire... Alors tous prirent la direction de la baronnie.
Prongs après avoir expliquer à leur fils louis que philomenia ne jouerait plus avec lui, confia l'enfant à son père qui le prit dans ses bras le serrant fort contre lui, voulant ainsi réconforter la peine du bambin mais aussi la sienne. Il embrassa son fils et retint ses larmes, puis Genor demanda à son petit frère qu'il aille chercher le gros chien de la morte et lui donne à boire. Henki le libéra de son étreinte.

Va mon fils, écoute ta soeur prend soin du chien de ton amie c'est surement ce qu'elle voudrait à ce moment.
Le petit garçon bien que ne comprennant pas tout était emplis de tristesse à l'idée que Philomenia allait le quitter et qu'il ne pourrait plus jouer avec elle, mais c'est avec les yeux larmoyant qu'il courut gauchement chercher Razador.
Henki se tourna alors vers sa fille qui remerciait les moratois présent. Il voulait la réconforter mais pensa qu'elle voudrait peut être rester seul, un peu... Le baron ne pouvait que s'attrister de voir qu'un nouveau malheur touchait Genor, elle qui n'avait connu ses parents que trop tard, dont la mère adoptive avait était assassiné et qui maintenant perdait sa pupille. Finalement il prit l'initiative de se rapprocher d'elle et de poser une main  délicate sur son dos.


Genor a écrit:
Genor était bizarre ...
Ceux et celles qui la connaissaient un peu savaient que derrière la jeune fille sérieuse et responsable qui avait joué les maitre paysans, les tribuns et les adjointes au maire, se cachait une personnalité un peu branque et baroque...
Genor faisait tout pour avoir l'air normale..Mais elle était bizarre...

Elle avait des parents bizarres.. Bon, ça elle ne le disait pas trop... après tout, c'étaient des personnalités connues....
Elle avait une religion bizarre : cette Foi Réformée qui refusait de se couler dans le moule des Sicaires, mais n'était pas non plus la tièdeur molle et asexuée du Lord Anda...
Elle avait des amis bizarres, comme Zara, son amoureux jamais là, comme ... Filomenia, l'enfant trouvée, qui chassait les rats, les souris et chantait si bien ....
Genor était bizarre.
Les Moratois partis, son père remercié pour sa douceur d'un coup d'oeil, elle alla explorer sa propriété  ... Sa mère lui avait dit qu'effectivement, une place était réservée à la domesticité de la maison ... Et même pour les Barons et les Baronnes...
Elle chercha...
Comme le reste de la demeure, le jardin des morts était négligé...
Son père, décidément , était .... bizarre.
Tout d'un coup, Razador se mit à courir et à japper, comme quand il chassait les rats pour sa maîtresse.... Il fonça et se mit à creuser...
Genor le suivit et se mit à creuser avec la pelle qu'elle avait emmenée...

- Vas-y mon chien , creuse, je vais t'aider ....
Elle remuait avec ardeur la terre caillouteuse, se demandait ce qu'elle cherchait :- un endroit pour enterrer  son amie ? Un défouloir ? Un os ? Un nid de souris ?
Elle creusait ... Il fallait qu'elle creuse.... C'était ... physique !
Puis vint une terre plus légère, curieusement odorante... Puis vinrent ... des objets blancs, une poudre grise .... Elle se pencha ...

- Mais qu'est-ce que c'est....
Razador creusait à côté, il revint ... presque souriant avec une tête de poisson dans la gueule.
- Des déchets de poissons !!!! des arêtes !!!!

Abasourdie un moment, elle réfléchit puis
 .... mais bien sûr ... Mon père est le Baron des morues !!!!
Elle éclata de rire, sonore, libérateur ....
Son père ... ou les domestiques ... avaient enterré les déchets de l'élevage de morues à cet endroit ... Razador au nez fin avait trouvé ... ce qui restait des commerces paternels ....

En remettant la terre, la pelle de Genor attaqua quelque chose de plus dur, sonore .
Tiens, c'est quoi encore ?
Elle continua plus prudemment ...
Un son cristallin soudain....
Elle  y alla  doucement ....
sortirent des .... goulots ...
Elle creusa avec ses doigts et en tira
... Une, deux, trois ..... cinq, dix ... bouteilles de vin....
Genor riait ... aux larmes ....
Deos, j'ai trouvé la réserve .... mais de qui ? .....
Elle souleva une bouteille : elle avait l'air ancienne...
Ca ne peut pas être celle d'Henki ... celle de son ivrogne de père ... ou de grand père, allez savoir dans cette famille de pochards !!!!
Elle regarda le ciel, sombre et nuiteux ....
Ah Philo.... ah Deos ...
"il y a un temps pour tout ...
pour la misère ...
 - que la terre te soit légère et le jardin des délices odorant et charmeur ...
pour la peine et la pauvreté ...
 - que les festins du paradis solaires, te soient savoureux et agréables, ma belle amie....
pour les larmes ...
 - et que ce vin nous console
!!!!"
Genor courut vers son père ... Et sa mère, qui, elle non plus, ne crachait pas sur le vin ...

Prongs, Henki, Tamuril, Louis... venez ... venez voir ...

Elle courut vers la cuisine et revint avec toute la troupe, et ... des verres
Elle ouvrit une bouteille, d'autorité,parce qu'elle les avait trouvées...
Parce qu'au bout du compte ... elle était chez elle...
Chez ... Le baron des Morues

Elle se remit à rire !
!
C'est du bon .... du chasselas ... et du vieux !!!
 Père, j'ai trouvé la cave de mon grand- Père...
Papy, baron du Pinard !!!!

Prongs a écrit:
Prongs était toujours en bas quand elle vit revenir sa fille.
Elle sentait la morue et avait une bouteille en main!


Genor il se passe quoi?

Mais elle n'eu pas le temps de poser la question que déjà les verres étaient remplis. Elle en pris un, regarda Henki, Louis qui arrivait avec Razador et tout le petit monde réuni en bas.

Genor.. tu sens la morue....


Mais elle se tut.
Elle Repensa au père de Henki et sourit!

Elle prit donc le verre et regarda les gens.
Santé! Pour cette jeune fille et pour la vie qui doit continuer...

Genor a écrit:
Du rire, aux larmes...
Du vin , à l'eau ... et puis encore au vin ... toujours au vin...
Genor vida consciencieusement les trois bouteilles qu'elle s'était attribuées...
Ils enterrèrent Philo dans la terre familiale du baron de Lutingen.
Genor peignit le mieux possible son épitaphe.
Elle savait qu'elle devrait revenir , elle promit de revenir et de graver soigneusement le texte qu'elle avait composé, mais là ...
Elle devait partir le lendemain matin...

Dégrisée suffisamment elle écrivit :
Citation:
Filomenia, dite Philo
 Oiseau tombé du nid à Fribourg,
et envolée à Morat.
- Fille du vent et de la lumière,
monte droit au ciel, gentille alouette
et chante pour les anges et pour Deos
comme tu as enchanté tes amis...

Devant la tombe, Genor ouvrit encore une bouteille.
Elle versa un verre sur la terre.
Elle regarda les vieux flacons : toujours, ils semblaient mal remplis, comme si ...
Elle murmura pour elle-même, et peut-être aussi pour ceux qui étaient près d'elle...

- C'est la part des anges.*
[hrp]* véridique : la part des anges est la partie de liqueur ou d'alcool qui s'est évaporée avec les années , pour un vieux vin ou un vieil alcool...
Merci pour le partage dans ce  RP LJD Genor[/hrp]

Tamuril a écrit:
La cérémonie fut émouvante.
Lorsque Tamuril voulut prendre congé afin de laisser la famille à son chagrin il fut emmené avec ceux-ci vers la découverte de Génor. Rien de mieux qu'une merveille pour une autre merveille.

[hrp]Merci à vous pour ce RP. Ce fut un réel plaisir.[/hrp]
Tamuril prit congé de la Baronnie et de ses occupants. Il devait préparer son départ le soir même pour le sud de la Confédération.

Lisa_maria a écrit:
Elle arriva juste à temps pour la cérémonie avec une robe qu'elle avait trouvée dans une des malles de l'école. En espérant qu'elle ne manquerait à personne. Elle la trouvait parfaite pour l'occasion, pour permettre à ce petit être qui les quittait de rejoindre les anges. On eu juste le temps de la lui mettre avant de la porter en terre.

La cérémonie fut courte et très sobre, mais ô combien émouvante. Elle fut particulièrement touchée par les paroles de Genor pour sa petite protégée. Quand tout fut fini, elle les laissa se recueillir, avec l'espoir de pouvoir faire plus ample connaissance avec ses gens si généreux dans de meilleurs conditions.
[hrp]Merci pour ce RP très émouvant. J'espère que la robe vous plaira.[/hrp]

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MessagePosté le: Ven 2 Avr - 12:36 (2010)    Sujet du message: Publicité

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