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[rp]mort de Tamuril

 
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rayanha
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MessagePosté le: Ven 2 Avr - 12:59 (2010)    Sujet du message: [rp]mort de Tamuril Répondre en citant

--Hazel_et_Solal a écrit:
Les enfants avaient l'air triste des personnes ayant perdu un proche. Et de fait ils avaient perdu leur père.
Tamuril est mort des suites d'un duel à Fribourg. C'est en revenant sur Murten qu'il succomba à ses blessures. Des amis étaient venus à sa rencontre mais ils ne purent que ramener un corps mort.
Parmi ses papiers il fut découvert deux documents que les jumeaux publièrent. D'abord sa dernière lettre.

[rp]Moratoises, Moratois, mes ami(e)s,
Si vous lisez ce document c'est que je suis mort. Je pars ce jour pour un duel contre Tchantches, le chevalier noir et sans noblesse.
Je demande à tous mes amis de ne point chercher vengeance de ma mort. Christo en aura décidé ainsi.
Ma vie fut longue et passionnante. Mes dernières années à Murten furent merveilleuses. Du groupe de Bretons qui vinrent à Morat il y a quelques années je suis un des derniers. Pendant ces derniers mois j'ai essayé d'apporter un peu de mon savoir à la communauté. J'espère vous avoir laissé un bon souvenir. En tout cas je laisserai une partie de mes biens au Canton. La mairie saura avec sagesse redistribuer ces biens.
Je remercie tous ceux avec qui j'ai pu vivre de merveilleux moments dans ces montagnes et ses vallées aux nombreuses forêts. Je remercie tous ceux qui ont travaillé avec moi pendant mes fonctions d'Avoyer. Je remercie tous les Soldats qui m'ont suivi. J'espère que le Sergent Blair pourra me succéder. Je remercie tous ceux que j'ai oublié.
Je vous souhaite à tous bonne chance.
Tamurilo Ohtarcalimo, Moratois à jamais. Y a intérêt !
Murten, le 21 janvier 1458

[/rp]
Les jumeaux mirent ensuite un parchemin d'un document sur lequel Tamuril travaillait avant de mourir. Celui-ci est inachevé.
[rp]Nos institutions

Préambule
Ceci pour remettre en mémoire ce que nous ne devrions pas oublier.

Règles immuables
Dans sa grande clairvoyance Christo a laissé à quelques pouvoirs intemporels le choix du règlement des institutions des territoires des Royaumes Renaissants.
Comme toute règle il faut une exception et la Confédération Helvétique en est une.
Le choix des fonctionnaires de chaque territoire se fait par un vote populaire. Sauf pour celui de la CH qui se fait par le choix des 11 maires des 11 cantons.
Le rôle de ces fonctionnaires est le même. Mais nous retrouvons encore une fois une exception. Cette fois dans les règles muables.

Règles muables
Il faut tout d'abord bien connaitre le système de vassalité et d'allégeance auxquels sont soumis les territoires. La plupart d'entre eux sont sous la protection et la loi d'un grand maitre, qui peut-être le Roy de France ou l'Empereur Romain Germanique par exemple. Il découle de ce système une hiérarchie des pouvoirs en forme de pyramide dont la base ne détient aucun pouvoir ou presque. Cette pyramide est aussi régit par des lois qui donnent en général pouvoirs décisionnels aux élus des listes pour les postes de fonctionnaires.
Encore une fois la CH fait exception. Notre indépendance de tout système nobiliaire et de vassalité ne nous fait pas entrer dans ce système de pouvoirs décisionnels aux mains des fonctionnaires. La souveraineté proclamée des cantons interdit aux fonctionnaires ce pouvoir de décisions sans l'aval des maires des cantons. A eux, s'ils le désirent, ou si leur constitution les en oblige, de demander avis à la population de leur canton.

Des choix
Maintenant rien n'empêche que des règles soient instaurées pour donner tout ou partie des décisions aux fonctionnaires. Pour le moment il n'en existe pas. De ce fait le pouvoir décisionnaire reste entre les mains des maires.
Nous avons des exemples comme la Bretagne qui s'est débarrassée de son allégeance au Roy de France. Mais ils ont gardé l'ancien système de vassalité et le pouvoir reste toujours aux mains des mêmes familles nobles.
Notre système est certes difficile mais permet d'éviter une trop grande concentration de pouvoirs décisionnels entre des mains qui peuvent abuser de ce pouvoir. Nous en avons eut l'exemple en fin d'année 1457 lorsque le chancelier en place et quelques fonctionnaires abusèrent de leurs fonctions pour prendre des décisions malheureuses sans l'avis de la majorité avant de s'enfuir avec le trésor et les stocks, mettant ainsi la CH en fâcheuse posture.

Conclusion
Le fait d'avoir onze personnalités issues de différents courants oblige à discussion et à équilibre devant une majorité de fonctionnaires issue d'une même liste avec un même courant de pensée.
Mais le programme politique, me direz-vous ? Quel programme ? Il ne peut y en avoir qu'un : celui du bien être et de la prospérité de la CH. Nous ne demandons aux fonctionnaires que de faire ce pour quoi on leur donne des outils. Rien de plus. Ah ils peuvent parler et même faire des propositions. Du moment qu'ils respectent la décision finale qui reste aux mains des onze maires.

Et le peuple ?
Au peuple d'élire un maire qui leur donnera plus de pouvoirs. A lui de décider de sa constitution et de ses règles. Il en a le pouvoir et le devoir.
Mais une chose est certaine : les Helvètes sont fiers d'être libres et indépendants, ils aiment leurs montagnes et leurs vallées et ils ont la tête dure, qu'elle soit welche ou alémanique. Leur territoire s'étend sur onze cantons et ils le défendent chèrement.
...
[/rp]
Après avoir laissé la liste des biens à l'Avoyère ils repartirent veiller le corps en attendant l'enterrement.


Ondeline. a écrit:
Seulement deux jours après l'annonce de la mort de Tam, Tudieu était revenu. Il avait pris la route lui aussi accablé par cette disparition brutale. Il n'était pas revenu seul, avec lui le corps de leur ami.
Dans la journée, les jumeaux vinrent voir Lili, lui fournissant document et une charrette pleine de vivres et objets.
Le premier document était une lettre, elle demandait de ne pas se venger, de laisser ce choix que Christo avait fait. Puis elle remerciait aussi, des remerciements alors que tous ne pensait qu'à lui, au fait de ne pas lui avoir assez dit merci.
Les larmes de Lili coulaient sur ses joues, elle n'émettait aucun son mais l'émotion était vive. Sans doute le dernier parchemin qu'elle lirait écrit de la main de Tam.
Le devoir l'appelait, elle aidait donc les jumeaux à décharger la charrette, tout se faisait en silence, comme si les mots ne servaient à rien.
Lorsque tout fut fait, Lili s'approcha des jumeaux et les pris dans ses bras un à un en essayant de faire passer son soutient par ce geste, elle ajouta juste.

Je suis là, les soldats sont là, les Moratois sont là, vous pouvez être fier de votre père.
Maintenant il allait falloir rendre hommage à Tam du mieux qu'il était possible de faire.
[......]
En fin de journée, la blondinette se rendit chez Tam. Elle y vit les jumeaux et demanda à pouvoir se recueillir sur le corps de Tam.
Ils la conduisirent auprès de celui ci, puis la laissèrent seule.

Quand le silence se fut, Lili laissa enfin échapper sa colère, sa tristesse et ses pleures.
Tu m'avais dit que tu serais là, tu devais faire attention tu en avais l'obligation.
Ces mots sortirent sous le coup de cette colère retenue, puis la tristesse prit le pas.
Tam...........Mais je ne peux y croire, non c'est impossible, pourquoi?........Tu manqueras.
Elle ne pouvait plus dire un mot, elle s'agenouilla simplement près du corps et une main sur son coeur l'autre sur le bras de tam, elle pria longtemps ainsi.

Lisa_maria a écrit:
En lisant les lettres, elle sentit tout le chagrin qu'elle avait contenu faire surface. Sa vue se troubla alors que les larmes inondaient ses joues. Dans les derniers mots de Tamuril, elle reconnaissait bien l'homme qu'il avait été, dévoué à sa ville et à son peuple.


Vincelian a écrit:
De l’eau avait coulé sous les ponts depuis sa rencontre avec Tamuril. Elle était loin l’époque des canards et oies en taverne. Le jeune s’en souvenait comme si c’était hier, il débarquait de Sion avec toute sa compagnie, bien plus discrète aujourd’hui. En ce temps-là, on faisait la fête chaque jour au Miroir des cimes. Etait-il nostalgique à ce moment-là ? Certainement. Chaque ère de la vie apporte son lot de bonheur, il ne faut pas s’enfoncer dans le passé, le ressasser, mais ne pas oublier. En y repensant, qu’est-ce qu’ils buvaient tous ensemble, Tamuril était toujours le premier à alimenter les verres. A son installation, les choses étaient différentes, Vincelian avait mûri, Néanmoins Tamuril était resté fidèle à lui-même, quelle fut le plaisir de retrouver son parrain, celui qui l’avait guidé dans le chemin aristotélicien, un monde où les évêques détruisent la pensée des paroissiens pour mieux les manipuler, l’autre visage de Rome. Il ne le regrettait pas, l’ancien diacre put découvrir le dogme, source grandiose de connaissances théologiques, menant au salut.  Le baptême, un jour inoubliable dans sa nouvelle vie, qu’il n’oublierait pas non plus.
A Murten, le jeune homme intégra le corps municipal où il put alors travailler avec son parrain. Il aimait sortir des tonnes d’idées, souvent contrée, mais qu’est-ce que c’était amusant, ce ne serait plus jamais pareil sans Tamuril. Cet homme avait tellement donné pour Murten, il connaissait la plupart des habitants du village comme personne. Tel le père qu’il ne put avoir, l’ancien des Ohtarcalimo savaient toujours lui apporter tempérance et conseil, un de ses modèles au même titre qu’Heimdall ou Notwen. 
Tombé, Celui-là était tombé au combat. Quel coup du sort tragique. Son filleul croyait dur comme fer à sa victoire. Depuis le rassemblement en halle, la rumeur s’était avérée vrai. L’érudit s’éloigna de la ville pour réfléchir. Philmart était mort. Tamuril était mort. Ainsi donc le sort s’acharnait sur les bons êtres ? Il devait exister une raison. Assis sur les rives du lac, les larmes coulaient. Vincelian aimait faire le paon en taverne, le galant avec sa femme, le posé en politique, joueur pour s’amuser, éviter la douleur par le rire, mais son sourire aujourd’hui fut happé par le néant. Aucune joie ne s’émanait du visage de l’inventeur. Comment était-ce possible en pareil moment ? Il se posa les éternelles questions : « et si j’avais ? » L’étau de la Solitude rappelait une fois encore sa présence. Le froid brûlant consumait son cœur…
La lune rappela tout le monde en bas. Les derniers rayons de soleil s‘échappait avant l’avènement des astres : l’heure de retourner en ville. Depuis combien de temps était-il ici ? Deux heures ? Trois ? Cinq ? Il déambulait sans savoir où aller. Cherchant la taverne la plus proche, il heurta de plein fouet un mur devant lui. Vincelian se tint le front en observant la bâtisse. Apparemment, il était arrivé devant une taverne sans s'en rendre compte. Il sécha ses larmes, passa une main devant son visage, créant un joli sourire et entra. Il y avait beaucoup de nouvelles têtes à Murten ces temps-ci, il n’avait pas le droit de se laisser abattre. Sa tristesse, il la garderait pour lui, affichant un visage amical, les gens devaient pouvoir compter sur lui par ces temps difficiles. Dès lors que le désarroi le submergerait de nouveaux, il repenserait alors  aux moments forts aux côtés de ce grand homme qu’était Tamuril Ohtarcalimo.
« Adieu Tamuril, parrain en or, noble chevalier au cœur pur, je ne t’oublierais jamais. »


Lisa_maria a écrit:
Après maintes hésitations, elle avait fini par se décider à aller présenter ses condoléances au domicile familiale. De plus, elle souhait pouvoir dire adieu à Tamuril. Ne sachant ce qu'on offrait dans ces cas là, elle avait préféré venir les mains vides.
Elle était accompagnée d'Anora, évidemment, mais aussi d'Hanaé qui voulait voir les jumeaux.
Elle se présentèrent donc à la porte, hésitantes.




Bawika a écrit:
Depuis quelques années, elle souffrait d’un mal étrange, constamment fatiguée, constamment essouflée… Aussi elle s’était peu à peu retirée du monde et demeurait dans sa maison, au calme, esclave du lit ou du fauteuil le plus proche. Quelquefois elle sentait ses forces revenir et en profitait pour s’aventurer un peu à l’extérieur, mais cela ne durait jamais bien longtemps. Elle vivait donc dans ce drôle de cocon, essayant de prendre soin de sa famille du mieux qu’elle pouvait, lorsqu’elle le pouvait surtout, mais se reposant sur son mari qui s’occupait beaucoup de leurs enfants – elle devait depuis longtemps se contenter des histoires et des bavardages avec eux roulés en boules sur son édredon. Son mari… ni sa science, ni ses prières, ni son amour n’avaient pu la guérir… 
Ce jour là, elle s’était réveillée en sursaut, le cœur battant si fort qu’elle avait eu l’impression de ne plus rien entendre d’autre, et qu’il lui avait fallu quelques instants avant de réussir à respirer. Elle avait senti qu’il s’était passé quelque chose. Les heures qui passèrent ensuite, furent comme le prélude à un cauchemar. Elle était rongée par une angoisse indescriptible et se sentait à deux doigts de devenir folle.
Soudain, elle entendit du bruit à l’extérieur de la maison, elle entendit les enfants dévaler l’escalier, mais elle restait là comme paralysée, elle entendit qu’on entrait dans la maison, elle entendit des bribes de paroles, elle entendit des pleurs, et elle était encore plus pétrifiée, elle entendit les pas et les voix se rapprocher, la porte s’ouvrir, elle vit des silhouettes, puis des visages, on lui parlait, elle ne comprenait pas, elle ne comprenait plus, de toute façon elle savait déjà… 
Elle passa les heures suivantes dans cet espèce de brouillard que rien ni personne ne pouvait traverser, elle se tournait et se retournait dans son lit, finissait par sombrer dans un sommeil agité duquel elle émergeait en criant, l’air hagard, les yeux vides, les cheveux collés au front par la sueur, puis elle se calmait et retombait sur ses oreillers en marmonnant des phrases sans queue ni tête… au mieux, elle parlait d’un verger, de cordes, d’une nef, de gavotte ou de violettes, de chouchen, de feux d’artifice, d’un chêne blanc ou du journal, au pire, elle murmurait des choses comme « Elen síla lúmenna omentielvo… » et personne n’y comprenait rien… Le reste du temps elle pleurait en appelant son mari.
Elle revint à elle en recevant une gifle et vit alors sa fille grimpée sur le lit, la main encore levée, les yeux luisants de larmes. Elle comprit qu’elle ne pouvait pas continuer à se laisser aller ainsi.

Pardon, ma chérie… murmura-t-elle en prenant la fillette dans ses bras.
Elle ne savait même plus depuis combien de temps… ce qui s’était passé… ce qu’il fallait faire…

Bon. Une chose à la fois.
Elle se leva et essaya de se rendre présentable. Tout cela lui paraissait presque absurde maintenant qu’il n’était plus. Elle aperçut son reflet dans un miroir et eut envie de briser l’image de ce visage blafard, aux traits tirés et aux yeux cernés. Elle tenait à peine debout, mais finalement elle réussit à sortir de la chambre, vêtue d’une robe noire qu’elle aurait espéré ne jamais avoir à porter dans ces circonstances. Hazel la conduisit devant une porte, mais c’était au-dessus de ses forces. Elle se détourna et s’agrippa au mur, luttant pour ne pas craquer à nouveau. Comment allait-elle surmonter cela ? C’était impossible ! Comment vivre sans lui ? Alors que sa vie n’avait pris un sens qu’à partir du moment où il y était entré ? Elle tituba à travers le couloir et finit par s’appuyer à la fenêtre, les yeux fermés. Lorsqu’elle les rouvrit, elle remarqua dans la rue une jeune femme qui se tenait devant la porte, accompagnée de deux enfants. Il s’agissait certainement de Lisa Maria. Elle l’avait déjà vue, oh pas souvent bien sûr, mais Tamuril lui en avait tant parlé qu’elle avait l’impression de la connaitre un peu. Elle respira un grand coup, et entreprit de descendre l’escalier. Elle s’arrêta quelques instants pour reprendre son souffle, puis elle se rendit à la porte, qu’elle ouvrit péniblement.
Bonjour, dit-elle d’une voix à peine audible. Elle toussa pour s’éclaircir la gorge. Entrez, je vous en prie, ajouta-t-elle en s’effaçant pour les laisser passer. Il… Là-haut… il est là-haut, murmura-t-elle en indiquant l’escalier.


Lisa_maria a écrit:
La maison était étrangement calme. Enfin, quelqu'un vint leur ouvrir. Elle mit un instant avant de reconnaitre Bawika. Elle avait beaucoup maigri, elle était pâle et ses traits étaient tirés. Elle semblait avoir pris au moins 10 ans en seulement quelques jours. La douleur se lisait dans son regard.  Pour avoir déjà perdu des êtres chers, elle comprenait cette douleur. Pourtant, elle avait l'impression que jamais elle n'en avait connu d'aussi grande.
Elle esquissa un maigre sourire qui, elle le savait, ne pourrait en rien la consoler. Elle fit signe à Hanaé, et elle se dirigèrent vers les escaliers. Au pied des marche elles rencontrèrent Hazel, les yeux remplis de larmes. Un peu plus haut se tenait Solal, la mine grave, comme le gardien d'accès au repos du défunt. En gravissant les marches, guidées par Hazel, elle songea que le jeune garçon se retrouvait maintenant l'homme de la maison.

Il est si jeune...


Kinor a écrit:
Kinor avait appris la mort de Tamuril, et décida de rejoindre Lisa qui était partie présenter ses condoléances à sa famille. Il était accablé de chagrin, et lui qui pourtant ne pleurait pas souvent, avait du mal à retenir les larmes qui coulaient sur son visage. Tamuril avait était un ami extraordinaire, toujours à l'écoute, avec qui il avait passé d'excellents moments. Il ne parvenait pas à comprendre que le destin l'ait si vite repris à ceux qui l'aimaient, et qui avaient besoin de lui.
Kinor se savait bien peu doué pour les beaux discours, et essaya de répéter dans sa tête les mots qu'il allait bien pouvoir adresser à la famille de Tamuril. Hélas, ces mots étaient bien difficiles à trouver, car même la phrase la mieux formulée ne pourrait apaiser une blessure profonde qui aurait du mal à cicatriser.
Il s'était dépêché pour pouvoir rejoindre Lisa avant qu'elle n'arrive, et parvint à son niveau. Il se pencha près de Lisa, prit sa main et murmura à son oreille :

Excuse moi d'avoir été absent pendant ces moments difficiles, mais je suis là maintenant. On peut y aller ensemble, si tu veux bien ? Ils vont avoir besoin de soutien.

Lisa_maria a écrit:
Lorsqu'elle sentit la présence de KInor à ses côtés, elle se sentit soudain plus forte pour faire face à cet immense chagrin qui avait envahit tout Morat. Bien sûr, cela n'atténuerait en rien sa peine, mais à deux la peine était moins difficile à supporter.
En se retournant vers lui, elle vit qu'il avait les yeux rougis par les larmes. Elle esquissa un léger sourire et caressa la joue.

Oui, allons-y.
Guidés par les enfants de Tamuril, ils entrèrent dans la chambre funéraire.

--Hanae a écrit:
Elle avait toujours beaucoup aimé le papa des jumeaux. Il était toujours gentil avec tous les enfants du village. Alors quand sa maman lui avait qu'il était mort, au début, elle n'avait pas voulu la croire. Les gentils, ça pouvait mourir? A quoi il sert le Très Haut sinon?
Et puis sa maman lui avait expliqué que tout le monde meurt un jour, même si on est triste de les voir partir. Et que c'est pas parce qu'ils ne sont plus là, qu'on ne les aime plus et qu'on ne pense plus à eux. Alors elle avait compris. Et elle avait demandé à sa tante et à son oncle si elle pouvait les accompagner.
Quand elle rejoignit Hazel et Solal, elle leur fit à chacun un bisous sur la joue et leur donna à chacun un petit caillou plat.

Je sais que c'est pas grand chose, mais ma maman elle m'a dit que même si les gens meurent, et même si on est tristes, c'est pas pour autant qu'on ne les aime, et qu'on ne doit plus penser à eux. Alors je me suis souvenue du premier jour où on s'est connu, lors du concours de lancer d'enfants dans le lac. On s'était amusé à ramasser des cailloux pour faire des ricochets. Et c'est votre papa qui avait gagné. Alors voilà. Pour penser à lui...


Tudieu a écrit:
Tudieu se tenait en retrait, comme prostré.
Voyant les gens venir faire leur hommage à la dépouille de messire Tamuril, maintenant froid à jamais, il ne pouvait s'empêcher d'avoir comme un engourdissement dans sa tête.
Il lui revenait des images furtives de son retour sur Murten, le corps de son ancien avoyer juché sur ses épaules, tel un sac de blé qu'on transporte, menant la dépouille de ce saint homme vers le lieu de son dernier repos.
Il déposa le corps sur une table préparée.  Des clercs le saisirent discrètement et l'emmenèrent en un lieu secret pour lui faire les derniers préparatifs.   Alors, Tudieu se détendit un peu...  un murmure sortit de ses lèvres, alors qu'il joignait les mains:
Veillez sur lui, Très-Haut...  jusqu'à la fin des temps!...
Ensuite, les procédures usuelles d'une Funéraille qu'on aurait pu croire Royale se mirent en branle...  Tous les moratois s'y mirent, sans exception.
Tard le soir, quand on eût enseveli le corps de Tamuril dans les règles, on entendit à travers toute la Grand'Place un cri d'allégresse, qui fut reprit en choeur par la foule,  cri qui devint un chant avant d'être  entonné par chaque voix de Murten, jusqu'à ce qu'il ne resta que des braises sur l'énorme feu de bois qu'on avait allumé...
OhHH/ hého/hatoumkamwiba!...umbawa h kumbawa oh kumbaya-hé vha!!!..
La petite mais fière ville de Murten avait honoré son héros!

Rayanha a écrit:
Rayanha n'arrivait toujours pas à s'avouer que Tam n'était plus, ne serait plus...
Si Morat devait avoir un père spirituel... c'était lui.
Elle s'avançait doucement...
Elle avait peur de le voir...allongé...sans vie...
Le voir ainsi la ramenerait à la dure réalité...Tamuril était mort.
Elle aperçut Tudieu au milieu de la foule,
Elle se dirigea vers son ami, sans même regarder autour.
Arrivée à ses côtés elle lui prit la main et la serra fortement.
Elle avait les yeux fixés vers le brasier.
Quand elle devina le corp de Tam, sa main se ressera plus fort sur celle de Tudieu.
Les larmes coulaient à flot sur ses joues,son coeur allait exploser.
Cet être qui avait soutenu tant de monde, qui avait redressé les plus desespérés, qui s'était battu contre ciel et terre afin que Morat soit ce qu'elle est aujourd'hui allait rejoindre le trés haut.
les flammes montèrent autour de lui,
Elles éclairaient tous les villageois,tous en deuil, tous en pleurs...

Usha a écrit:
Alors que le brasier éclairait le ciel de Murten, Usha ne put retenir quelques larmes. Le petit village avait fait un grand hommage funèbre à son héros, et Tamuril, bien que physiquement absent, continuait sûrement de veiller sur elle.
Usha s'en retourna vers l'Allée des Pommiers, le coeur lourd, les yeux brouillés de larmes et des souvenirs plein la tête.

Bubo a écrit:
Bubo passa son bras autour des épaules de sa compagne, lui aussi était triste que Murten ait perdu l'homme qui avait sans doute le plus contribué à donner une âme à la ville ...

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MessagePosté le: Ven 2 Avr - 12:59 (2010)    Sujet du message: Publicité

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